Tout savoir sur l'homologation gant EN 13594 des gants moto
le port de gants moto ou scooter homologués est obligatoire. Plus précisément encore, l’étiquette d’homologation EN 13594 est obligatoire. C’est l’étiquette qui fait foi et qui porte l’homologation CE, ne les enlevez surtout pas de vos gants.
Comment savoir si
votre gant est homologué ?
Depuis le 20 novembre 2016, le port de gants moto ou scooter homologués est obligatoire. Plus précisément encore, l’étiquette d’homologation EN 13594 est obligatoire. C’est l’étiquette qui fait foi et qui porte l’homologation CE, ne les enlevez surtout pas de vos gants. L’étiquette CE est complétée par une autre étiquette affichant le pictogramme d’Équipement de Protection Individuelle (EPI). Ce n’est pas tout : ce motard symbolisé doit être inscrit dans un cadre et souligné par deux autres. Celui situé à gauche, doit obligatoirement contenir un chiffre compris entre 1 et 2. Il représente le niveau de l’homologation. Plus le chiffre est élevé, meilleur est le niveau. Le second cadre, à droite, est optionnel. Vide si le gant n’est pas coqué, il peut contenir une mention KP, pour Knuckle Protector, lorsque l’on retrouve une coque sur le dessus de la main, au niveau des métacarpes.
D’après notre expérience, seuls ces gants sont aujourd’hui indiscutablement homologués. Contrairement à une idée reçue, la coque n’est pas obligatoire à l’homologation gant EN 13594. Par contre, le serrage par sangle au poignet l’est, tout comme une paume résistante avec renforts aux endroits stratégiques définis par le protocole d’homologation.
Homologation gants moto EN13594 : comment sont-ils testés ?
Les gants subissent
une batterie de test en vue de passer leur homologation. Les dossiers
à remplir par les fabricants sont extrêmement complets et le
résultat bénéfique pour le consommateur. Comme toujours, certains
renforceront les zones testées au détriment d’autres, mais la
norme est telle que la protection offerte est déjà très
satisfaisante.
Les paramètres
testés pour l’homologation d’un gant moto sont la résistance
à l’abrasionau déchirementà la perforationaux impactsà l’éclatement
Pour autant, le
niveau d’homologation : 1 ou 2, est fixé par la résistance à
l’abrasion et à l’éclatement, ainsi que par la longueur de la
manchette. Si elle fait entre 1,5 et 4,99 cm sous la base du pouce,
le gant peut prétendre à une homologation niveau 1. Si la machette
mesure 5 cm et plus à partir de la base du pouce, l’homologation
de niveau 2 est possible. Sous réserve de passer les autres tests,
bien entendu.
La mention KP est obtenue si les métacarpes sont protégés. Tout autre ajout de protection sur un gant ne fait pas l’objet de recherche précise dans le cadre de l’homologation gant EN 13594. Par contre, chaque élément de sécurité rajouté par un fabricant concourt à protéger davantage et permet au gant de mieux passer certains tests.
Homologation gant EN 13594 : les tests dans le détail
La résistance à l’abrasion
Pour résumer, on fait tomber le gant muni d’un capteur représentant une main sur une ponceuse à bande géante et on regarde combien de temps il faut avant que le matériau soit percé. On teste au passage la résistance des coutures, et surtout celui des zones de glisse une fois que l’on a chu. En fonction de la mesure, on fixe un niveau de protection 1 ou 2. Niveau 1 : résistance à l’abrasion de 4 secondes minimum Niveau 2 : résistance à l’abrasion de 8 secondes minimum
On peut considérer
que la force, l’emplacement et la durée d’une zone d’abrasion
en condition réelles n’est pas constante, sauf si l’on essaye de
se freiner avec les mains lorsque l’on glisse durablement, ce qui
n’est pas à conseiller. Souvent, les fractures des os de la main
arrivent : à l’impact initial (scaphoïde ou métacarpes), ou
lorsque l’on tend les doigts en voulant se rétablir (les os des
doigts et les métacarpes).
La résistance à l’éclatement
On met le gant sous pression par l’intérieur et on mesure la valeur à mettre avant qu’il n’explose. Les coutures peuvent lâcher, tout comme une composante du gant ou l’un de ses matériaux. Niveau 1 : 40 N (Newtons) Niveau 2 : NC.
La résistance à
l’impact
Avant la glisse vient le choc que subissent un gant et la main qu’il abrite. Ce test mesure la quantité d’énergie absorbée par le gant et donc celle transmise directement à la main. Dan ce cas précis, on se rend bien compte qu’il est très difficile pour les fabricants de proposer des dispositifs permettant de diminuer significativement les risques.
La résistance au déchirement / à l’élongation
Concrètement, on
écartèle le gant ou l’un de ses matériaux afin de vérifier la
solidité ou la fragilité lorsque l’on va choir. En effet, lorsque
la main heurte le sol, elle passe de la vitesse imprimée (celle à
laquelle on roule) à 0 km/h, le sol étant fixe. En résulte une
décélération fulgurante pouvant entraîner une élongation du
matériau. On cherche à empêcher sa rupture. Et là, vous devriez
penser à ce que donnent de la peau, des tendons et des muscles
lorsqu’ils arrivent au sol avec un peu de vitesse… Une banane,
quand vous la pelez, vous voyez ce que cela donne ?
La résistance à la perforation
Porter un gant, c’est bien, et porter un gant au travers duquel un caillou ou toute autre petite joyeuseté ne pourrait pas passer, c’est mieux. On teste ici la résistance du matériau à la rentrée d’une lame ou d’un pointeau dans sa structure.
Conclusion
Vous l’aurez
compris, homologuer une paire de gants n’est pas facile et tout est
histoire de compromis. Par définition, les gants doivent rester
souples, confortables et peu épais, ce qui rend les choses bien
compliquées lorsqu’ils doivent résister longuement aux agressions
externes en cas de choc et de glissade. Le frottement fait chauffer
un matériau, ce qui peut provoquer des brûlures plus ou moins
graves. Certains empiècements ou doublure permettent de réduire
considérablement les risques et d’augmenter la solidité d’un
gant.
L’obligation de porter des gants et surtout leur homologation n’est pas un mal, qu’on se le dise. Les chirurgiens de la main le savent, les lésions et les risques encourus sont énormes et augmentent avec la vitesse et l’environnement dans lequel on évolue. Les mains sont essentielles pour amortir en cas d’accident, elles le sont plus encore pour vivre. Les motards et scooteristes encourent de graves blessures, voir handicaps s’il ne portent pas leurs gants. Pensez-y. Nous y pensons pour vous. Toute la sélection de gants MOTOSHOPPING est fait pour votre sécurité, et toutes nos paires de gants sont homologués et résistantes. Nous avons aussi testé leur confort et leur agrément. Parce que nous sommes motards avant tout, motards avec vous. MOTOSHOPPING, we are riders.
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Les gants moto sont une catégorie d'équipement de protection des plus variée et des plus intéressante. Déjà, ils sont obligatoires pour rouler à moto. Ensuite, ils sont très spécialisés. Bien les choisir, ce n'est pas seulement opter pour la bonne taille (guide des tailles dans cet article), c'est aussi sélectionner les gants qui correspondent le mieux à votre besoin. Parce qu'une mauvaise paire peut tout gâcher.
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