Comment choisir sa visière de casque moto ? Le guide d’achat
Bien choisir sa visière est important. On ne le dira jamais assez, mais bien voir à moto, c’est aussi bien rouler. Une bonne perception de son environnement, une vision claire et dégagée et l’on gagne en sérénité comme en sécurité. Mieux encore, une visière est aussi un élément de protection important: elle épargne de l’air et surtout des projections diverses. L’écran protège également complètement ou partiellement des intempéries, en fonction de son type. Essentiel, donc ! Voici quelques conseils pour bien choisir sa visière.
Chez MOTOSHOPPING, nous choisissons aussi les casques que nous vous proposons en fonction de la disponibilité de pièces détachées. Parmi elles, la plus essentielle de toutes : la visière. S’il s’agit souvent d’un abus de langage, la visière étant en réalité l’écran externe du casque, nous avons opté pour des marques proposant des éléments de rechange.
Les grands fabricants de casque moto avec lesquels nous travaillons proposent à minima des visières claires de remplacement (OEM), donc translucides/incolores. En fonction du type de casque (casque intégral, casque modulable ou casque jet à écran), de son modèle, de sa diffusion et de son type, mais aussi de la clientèle visée, on peut ainsi trouver des visières fumé clair, fumé foncé, teintées en bleu, en vert, en jaune, orange ou rouge.
Outre le fait de
s’accorder avec le design ou de permettre de personnaliser votre
casque, chacune dispose de propriétés spécifiques. Attention,
toutes ne sont pas homologuées pour un usage route, même si une
grande tolérance existe. En cas de contrôle par les forces de
l’ordre, on risque alors une amande et l’immobilisation du
véhicule. En cas d’accident, les assurances pourraient également
refuser d’indemniser, se retranchant derrière l’utilisation d’un
matériel inapproprié.
Pour l’effet
lunettes de soleil, l’écran fumé clair ou fumé foncé. Il
atténue les fortes luminosités. Par contre, si le niveau de teinte
est trop élevé, la visière n’est plus homologuée que pour une
utilisation en plein jour. Il convient dès lors de disposer en
permanence d’une visière claire. Pas toujours pratique, mais
celle-ci permet de rouler à la nuit tombée sans risquer d’être
verbalisé. Surtout, un écran fumé utilisé de nuit fait perdre la
notion de distance et la perception de l'environnement en dehors de
la zone de focus visuel.En ville avec des éclairages passe encore,
mais à éviter absolument en rase campagne.
Pour mieux voir,
la visière jaune ou orange. Elle augmente le contraste et permet
mieux discerner les détails, de mieux lire la route, y compris par
temps nuageux. Les noirs sont plus puissants, tandis que l’œil
fatigue moins. Sur les longues distances, c’est un atout pour les
voyageurs au long cours.
Pour moins
peiner, la visière
bleue. Si certains aiment voir la vie en rose, voir la vie en bleu
est une expérience en soi. Cette couleur apaisante lisse le décor
et fait naturellement ressortir les nuances du ciel. Par temps
nuageux, cette fois, le relief devient impressionnant. Le contraste
des teintes sombres est également amplifié, à l’image du noir du
bitume.
Pour le look et
contre le soleil, la visière iridium. A des fins de
personnalisation et pour privilégier le look, il existe des écrans
iridium. Théoriquement non homologuées pour un usage route, ou
alors uniquement en plein jour, ils apposent un effet miroir aux
reflets irisés sur la face externe de leur écran. Également
appelées visières à effet pétrole, ils sont généralement conçus
sur une base teintée ou fumée.
Pour le tout en un, la visière photochromique. Voici un cas à part dans la production actuelle. L’écran auto-teintant est une petite révolution dans le monde du casque moto haut de gamme. Le principe est simple : le niveau de fumé de la visière s’adapte presque instantanément à la quantité de lumière reçue. En gros ? Plus il y a de soleil, plus elle est foncée. Grâce à ces propriétés chimiques et physiques, il n’est plus nécessaire de se promener avec deux écrans si l’on roule aussi de nuit. Mieux encore, un passage dans un long tunnel permet de voir la teinte s'atténuer en quelques secondes. La solution idéale, mais aussi la plus coûteuse pour les grands rouleurs aux yeux sensibles. A ce jour, seul les casques Shoei propose une solution à la fois performante et durable.n La meilleure du marché.
Comment trouver la bonne référence ?
Les visières ne
sont pas compatibles entre marques et souvent, elles ne sont pas non
plus compatibles entre modèles de casque différents d’une même
marque. Spécifiques, les écrans externes des grands fabricants
disposent d’une référence. On la retrouve directement gravée sur
le polycarbonate de l’écran, évitant toute méprise.
Ce n’est pas
toujours facile à lire, mais on sait également si l’écran est
homologué et s’il l’est, pour quel usage. La mention « Day use
only » figure ainsi sur les écrans les plus fumés. Les mentions
figurent dans un coin supérieur, généralement au niveau des
platines, du moins dans un endroit ne gênant pas la vision. Normal.
Attention à ne pas
céder à la tentation d’une visière adaptable. Peu chère en
comparaison d’un élément d’origine, elles ne sortent pas des
chaînes de production des fabricants officiels et ne sont pas
homologuées. Elles n’offrent aucune garantie, tant au niveau de
leurs propriétés optiques que de leur résistance en cas de choc…
Danger.
Quelle visière compatible avec quel casque ?
Chaque fabricant
propose sa propre formule optique et ses propres caractéristiques,
notamment au niveau du filtrage des UV solaires et de la résistance
à l’usure et à la rayure. De même, n’oublions pas que les
visières sont homologuées, traitées anti rayure et parfois même
anti buée, afin afin d’offrir un niveau de sécurité important.
Autant de points justifiant en partie leur tarif, somme toute
raisonnable au regard des es caractéristiques.
Elles ne doivent
être ni cassantes, ni trop fines, afin de pouvoir résister
durablement à des projections de gravier, d’insectes et autres «
objets » volants non identifiables que l’on prend régulièrement
dans le casque.
Les références de visière chez SHOEI
NXR : CWR-1
GT-AIR : CNS-1
GT-AIR II : CNS-1
NEOTEC : CNS-1
NEOTEC II : CNS-3
J-CRUISE : CJ-2
J-CRUISE II : CJ-2
GLAMSTER : CPB-1
J.O : CJ-3
Hornet ADV : CNS-2
Les références de visière chez HJC
C 70 : HJ-20 M
C 90 : HJ-17
CS 14 : HJ-05
CS 15 : HJ-09
CL SP : HJ-015
FG JET : HJ-17 R
FG 17 : HJ-20 M
FG ST : HJ-20 M
IS 17 : HJ-20 M
IS33 II : HJ-17 R
IS Max : HL-17
IS Max II : HJ-17
RPHA Jet : HJ-17 A
RPHA Max : HJ-25
RPHA Max Evo : HJ-25
RPHA ST : HJ-20 ST
RPHA 10 : HJ-20
RPHA 10 + : HJ-20 P
RPHA 11 : HJ-26
RPHA 70 : HJ-26 ST
TR-1 : HJ-09
Les références de visières chez Shark
D-Skwal 1 : VZ16014P
D-Skawl 2 : VZ16014P
Evo-Line 3: VZ9025P ou VZ9520P
Evo-One : VZ15012P
Evo-One 2 : VZ15012P
Evo-ES : VZ 15012P ou VZ15026P
OpenLine : VZ6011P ou VZ6012P
Race-R Pro / Pro GP / Pro Carbon : VZ10025P ou VZ10027P
S600 : VZ6010P ou VZ6024P (Total Vision)
sS700 / S : VZ6010P ou VZ6024P (Total Vision)
S900 C : VZ6010P
Skwal : VZ16012P ou VZ16015P
Skwal 2 : VZ16014P
Spartan / Spartan 1.2 / Carbon 1 : VZ16014P
Spartan GT : VZ30012P ou VZ30025P ou VZ30045P (iridium homologué)
Speed-R : VZ10025P ou VZ10020P
Race-R Pro / Pro Carbon / Pro GP : VZ10025P ou VZ10027P
Ridill : VZ6010P
Ridill 1.2 : VZ6010P
Vision-R / Vision R GT : VZ12025P ou VZ12015P
Quelle visière homologuée pour quel casque ?
Le cas de l'écran solaire
Sachez qu’il est également possible de remplacer l’écran solaire interne du casque. Ces « lunettes de soleil » amovibles sont elles aussi sujettes aux rayures et au vieillissement. Surtout, elles se salissent et doivent donc être régulièrement nettoyées, occasionnant des micro rayures préjudiciables. Une fois encore, nous proposons ces visière solaires de rechange, bien entendu homologuées, afin de garantir le niveau maximal de sécurité.
Pourquoi remplacer sa visière ?
Pour voir clair !
Avec le temps, les expositions au soleil, les aléas de la vie d’un
écran et d’un casque, les propriétés optiques se détériorent.
Le polycarbonate peut se ternir, se blanchir ou jaunir. Il se pique,
se raye (même avec un traitement anti rayure) et sa surface interne
comme sa surface externe se dégradent.
Avec le temps et les
roulages, l’écran prive peu à peu d’une vision limpide sans
qu’on ne le perçoive. Le champ de vision se réduit de manière
importante. Les yeux comme le cerveau s’habituent aux défauts et
compensent, occasionnant une fatigue visuelle plus ou moins
importante et pouvant occasionner une gène en cas de contrôle,
notamment dans les angles morts. Remplacer son écran, c’est
retrouver la vue, au sens propre.
Mieux voir
La propreté,
justement, un atout autant qu’une source d’usure de l’écran.
Plus on roule, plus on lave son écran (en théorie) et plus on
risque de le micro rayer. La somme des lavages induit une usure, même
non perçue.
De nuit ou par temps
de pluie, une visière en mauvais état occasionne une moindre
perception de ce qui nous entoure. Elle provoque des diffractions et
des éblouissements. Un écran usé ne laisse plus aussi bien glisser
la pluie, par exemple. N’oublions pas qu’ils sont souvent conçus
et/ou traités d’origine pour offrir le moins d’adhérence
possible. Des propriétés qui se perdent au fil du temps.
Pour conserver un bon niveau de protection
En cas de crash, le polycarbonate doit également préserver le visage. Les casques les plus évolués et les plus sportifs proposent donc un système de verrouillage spécial supplémentaire, empêchant la visière de se relever. En cas d’usure du polycarbonate, mais aussi en cas d’usure des platines soutenant la visière, l’ouverture est moins facile, l'étanchéité moins efficace. Concrètement ? On prend l’air et l’écran peut plus ou moins vriller lorsqu’on le relève ou qu’on l’abaisse. Lorsque vous remplacez la visière, il peut être intéressant de remplacer aussi ses supports.
Comment remplacer écran principal et platines ?
Il est possible de
trouver le manuel d’utilisation de votre casque en ligne,
directement sur le site de son fabricant. Ce document (et parfois
même des vidéos), vous indiqueront la démarche à suivre pour
retirer votre écran. Il est également possible de trouver comment
remplacer les platines support d’écran. Attention au réglage de
l’écran sur les platines. Au fil du temps et de l’usure, il
convient de bien plaquer la visière sur le joint d’étanchéité.
Une opération qui n’est pas toujours simple.
1 Relever l’écran
2 Actionner le
mécanisme de libération de l’écran
3 Retirer l’écran
Optionnel (4
Dévisser les platines avec un tournevis adapté)
Optionnel (5
Remplacer les platines)
Optionnel (6 Régler
les platines )
7 Remonter l’écran
L’écran anti buée
Lorsque vous remplacez votre visière, il est fortement recommandé de remplacer également la lentille anti-buée, s’il est prévu pour en adapter une et si vous roulez avec en permanence, évidemment. Ceci constitue une dépense supplémentaire, certes, mais c’est surtout la garantie de conserver toutes les propriétés de lutte contre la formation de condensation sur l’écran du casque. Mieux encore, l’écran Pinlock (ou équivalent), se raye plus aisément que l’écran principal du casque. Avec le temps, il nécessite également un réglage pour rester bien en contact avec son support. L’écran interne s’use aussi, qu’on se le dise, mais une fois les deux éléments remplacé »s, quel confort retrouvé !
Tear Offs et Pinlock Ready
Au moment de choisir
votre visière comme au moment de choisir un casque, certaine
« options » peuvent être proposées. Si vous roulez
souvent écran fermé et en toute saisons, optez pour un modèle prêt
à accueillir un Pinlock ou déjà équipé d’un Pinock.
Le terme « Pinlock
Ready » indique que l’équipement est déjà perforé aux
endroits spécifiques et pourvu d’ergots. Attention, l’écran
n’est compatible qu’avec les Pinlocks prévus pour cet effet, et
inversement. Souvent, le Pinlock s’enchâsse dans un logement,
assurant un montage parfait sans prendre plus de place.
Les casques les plus
sportifs proposent également un équipement spécifique. Il s’agit
du tear off. Cette couche de films translucides se greffe à
l’extérieur de la visière, sur des plots dédiés à cet effet.
Lorsque le film est sale, on l’enlève. Tout simplement. S’ils
sont le meilleur moyen de préserver son écran principal des rayures
et de détériorations, les tear offs sont difficiles à bien ajuster
et réservés principalement à une utilisation piste. Pour ne pas
user sa visière, la solution idéale n’existe pas encore, qu’on
se le dise...
Conclusion
Vous avez à présent
toutes les cartes en mains pour changer votre visière de casque
moto. Au moment de son achat, vérifiez les recommandations
d'utilisation et n'oubliez pas qu'elle se lave à l'eau claire et au
chiffon doux. Un chiffon microfibre, légèrement humide pour
nettoyer et sec pour essuyer, est la meilleure solution pour un écran
qui dure.
Attention, n'essuyez jamais votre écran anti buée interne "à sec" ou avec vos gants moto et procédez avec précaution : il est fragile et s'abîme plus rapidement que l'écran principal.
Prêts à retrouver la vue ?
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